SANS TRÉSORERIE, LA CROISSANCE RESTE THÉORIQUE

18/06/2026
Pour un dirigeant ou un directeur financier d’ETI, le BFR n’est pas un indicateur technique, c’est une condition de croissance. Transformer les créances clients en trésorerie disponible, c’est donner à l’entreprise les moyens d’agir, d’investir et d’accélérer. Beaucoup d’ETI vivent le même paradoxe : elles gagnent des marchés, remplissent leur carnet de commandes, mais voient leur trésorerie se tendre. Or quand le cash ralentit, la croissance, elle aussi, ralentit. C’est précisément là que l’affacturage change de dimension. Il ne faut pas le voir comme un simple financement court terme, mais comme un outil de pilotage capable de soutenir l’exécution, de sécuriser le poste clients et d’accompagner le développement.

BFR des ETI : pourquoi le temps de trésorerie devient stratégique ?

Le sujet, au fond, n’est pas seulement le chiffre d’affaires. Le sujet, c’est le temps qu’il faut pour transformer ce chiffre d’affaires en cash. En France, le cadre légal fixe en principe un plafond de 60 jours à compter de la date d’émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si cela est prévu contractuellement. Pourtant, fin 2024, le retard moyen de paiement en France atteignait 13,6 jours, en hausse d’un jour sur un an, et montait à 18 jours dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. 

Pour une ETI, ces jours de retard ne sont jamais neutres. Ce sont des achats qu’il faut lancer, une masse salariale qu’il faut tenir, des investissements qu’il faut arbitrer et une montée en charge qu’il faut financer.

Affacturage : transformer les créances clients en trésorerie disponible

L’affacturage permet de céder des créances clients pour obtenir un financement anticipé, sans attendre leur échéance. La Banque de France rappelle qu’il permet de transformer un actif dormant « la facture » en liquidités immédiates, avec un financement représentant généralement 85 % à 95 % des créances cédées. Selon les besoins de l’entreprise, plusieurs solutions peuvent être mobilisées : affacturage classique, affacturage confidentiel, affacturage export, affacturage déconsolidant ou encore programme paneuropéen pour les groupes multi-filiales.
Selon le contrat, il peut aussi intégrer le recouvrement et la couverture du risque d’impayé. 

Autrement dit, une facture ne doit plus rester un actif immobile. Elle peut devenir une ressource immédiatement mobilisable pour faire tourner l’entreprise. Les derniers chiffres de l’ASF le confirment : en 2025, les sociétés d’affacturage françaises ont pris en charge 439,4 milliards d’euros de créances, représentant près de 87,8 millions de factures financées ou gérées. Même avec une croissance mesurée de +1,9 %, l’affacturage confirme sa place dans le financement court terme des entreprises.

La dynamique est encore plus nette à l’international, avec 169,1 milliards d’euros d’opérations en 2025, en hausse de +5,0 %. Pour les ETI exposées à l’export, aux cycles longs ou aux filiales étrangères, ce chiffre illustre bien l’intérêt de l’affacturage : apporter de la liquidité, mais aussi de la visibilité et de la cohérence dans le pilotage du cash. 

Ces chiffres montrent que l’affacturage n’est plus un outil de dernier recours, mais un levier de gestion intégré à la stratégie financière, notamment pour les entreprises qui veulent absorber leur croissance, sécuriser leur poste clients et mieux piloter leur trésorerie.

Financement du BFR : une solution d’affacturage alignée sur la croissance des ETI

Ce qui rend l’affacturage particulièrement puissant pour une ETI, c’est qu’il évolue avec l’activité réelle. Là où des lignes de crédit plus classiques reposent souvent sur une photographie passée, l’affacturage suit le flux de facturation. Il accompagne donc plus naturellement la croissance, la saisonnalité et la hausse des volumes.

Cette logique est d’autant plus utile dans une conjoncture encore tendue. À fin mars 2025, la Banque de France recensait 66 379 défaillances d’entreprises sur douze mois glissants, à un niveau supérieur à la moyenne d’avant-crise. Les défaillances d’ETI et de grandes entreprises se stabilisaient, mais restaient au-dessus de leur niveau prépandémique. Dans ce contexte, une trésorerie plus fluide devient un facteur de robustesse.

Pilotage de trésorerie : comment l’affacturage donne plus de visibilité aux entreprises

La vraie question n’est pas seulement : « Combien puis-je financer ? » La vraie question est : « Quand ma trésorerie sera-t-elle disponible pour soutenir l’activité ? » Dans une ETI, c’est un point décisif. Entre les achats, la production, la livraison, la facturation puis le règlement client, le cash peut rester immobilisé plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.

Les données de l’ASF montrent que le délai moyen de paiement en affacturage s’établissait à 54,3 jours en 2024, avec 52,2 jours en domestique et 57,7 jours à l’international. L’enjeu ne se limite donc pas au financement : l’outil apporte aussi un cadre de pilotage plus lisible, qui permet d’anticiper les besoins et de sécuriser les décisions.

Dans une ETI, la croissance ne se joue pas seulement dans le carnet de commandes : elle se joue dans la capacité à financer le décalage entre l’effort productif d’aujourd’hui et l’encaissement de demain. L’affacturage agit exactement à cet endroit. Il redonne du temps de trésorerie pour acheter, produire, recruter, investir et accélérer. Pour une ETI en croissance, c’est bien plus qu’un outil financier : c’est un levier d’exécution.

 

 

Lire l’article : AFFACTURAGE : UN LEVIER STRATÉGIQUE DE CROISSANCE POUR LES ETI

Pour aller plus loin, écoutez le podcast Société Générale Factoring consacré à l’affacturage comme levier de développement pour les ETI.